vendredi 30 septembre 2011
Tunisie : Redorer l'image du système sécuritaire
Crise de la dette : La Grèce tiendra ses engagements
Violents accrochages entre forces rivales à Sanaa : la Garde républicaine et les soldats d’un général dissident s’étripent
Les combats se déroulaient en milieu de matinée dans la rue Amrane, où sont déployées des forces de la Garde républicaine, dirigée par le fils aîné du Président Ali Abdallah Saleh, Ahmed, et la rue Thalathine qui mène au siège de la première division blindée du général dissident Ali Mohsen al-Ahmar, a-t-on ajouté.
De fortes explosions secouaient des positions de la première division blindée, dont les troupes assurent la protection de la place du Changement, épicentre de la contestation, qui réclame le départ de M. Saleh, ont indiqué des habitants des quartiers avoisinants.
Plus tôt dans la matinée, des affrontements avaient éclaté à l'arme automatique à Al-Hassaba, un quartier du nord de Sanaa, entre les forces loyales au président Saleh, déployées autour du ministère de l'Intérieur, et des combattants armés de l'influent chef tribal, cheikh Sadok al-Ahmar, selon des sources tribales.
Al-Hassaba a été en mai/juin le théâtre de sanglants combats.
En outre, un obus est tombé jeudi matin dans l'enceinte d'un institut relevant du Congrès populaire général (CPG), le parti au pouvoir, dans le centre de Sanaa, faisant deux blessés, selon des sources de sécurité.
A Taëz, au sud-ouest de Sanaa, une personne a été tuée et cinq autres blessées mercredi soir par des tirs depuis une position des forces fidèles au Président Saleh contre des quartiers de la ville, l'un des foyers de la contestation du régime, ont indiqué des témoins et des sources médicales.
Les forces de sécurité ont procédé à plusieurs arrestations à Taëz, selon des habitants et des autorités locales.
Ces développements surviennent au lendemain d'un avertissement lancé par le vice-président yéménite Abd Rabbo Mohsen Hadi contre le risque d'une guerre civile au Yémen, où un mouvement de protestation réclame en vain depuis janvier le départ de M. Saleh, au pouvoir depuis 33 ans et accusé de corruption et de népotisme.
Un embrasement dans le nord de Sanaa constituerait «une menace directe à la situation en général» au Yémen, a-t-il dit lors d'une rencontre avec les ambassadeurs des cinq pays membres permanents du Conseil de sécurité de l'ONU et des monarchies du Conseil de coopération du Golfe (CCG).
Cité par l'agence officielle Saba, M. Hadi, qui a évoqué avec les diplomates le plan de sortie de crise proposé par le CCG, a averti que «si la situation explose, cette initiative et toute solution pacifique s'arrêteront et le Yémen entrera alors dans une période de guerre civile».
Selon l'agence, la rencontre était destinée à marquer «le début d'un processus qui conduira à une entente sur un mécanisme» d'application du plan du CCG en vue d'une transition du pouvoir.
Les eurodéputés jugent légitime la demande palestinienne d’adhésion à l’ONU : Le Parlement européen demande l’arrêt des colonies israéliennes
Le Parlement «demande aux Etats membres, en les appuyant, d'être unis dans leur attitude face à la demande légitime du peuple palestinien à être représenté en tant qu'Etat aux Nations unies présentée par l'Autorité palestinienne, et d'éviter les divisions entre Etats membres», affirme-t-il dans une résolution adoptée à une large majorité.
Il demande en outre «au gouvernement israélien de mettre un terme à toute construction ou extension de colonies en Cisjordanie et à Jérusalem-Est».
L'Union européenne, divisée sur la question de la reconnaissance d'un Etat palestinien, n'a pas officiellement pris position face à la demande de M. Abbas.
Certains Etats, dont la France, qui l'a exprimé à l'ONU la semaine dernière, seraient favorables à l'octroi aux Palestiniens du statut intermédiaire d'Etat observateur, avec renoncement à poursuivre Israël dans l'immédiat devant la Cour pénale internationale.
L'Union européenne a uni vendredi sa voix à celle des autres membres du Quartette (Etats-Unis, ONU et Russie) pour appeler Israël et les Palestiniens à reprendre leurs pourparlers de paix, avec l'objectif d'aboutir dans un an.
Par ailleurs, les Palestiniens ont revendiqué jeudi les voix de huit des quinze membres du Conseil de sécurité de l'ONU en faveur de leur demande d'adhésion d'un Etat de Palestine.
Ce soutien est encore insuffisant car il leur faut obtenir au moins neuf voix pour que leur requête puisse faire l'objet d'une «recommandation» du Conseil de sécurité puis d'un vote de l'Assemblée générale de l'ONU.
«Nous avons huit Etats qui voteront pour la Palestine au Conseil de sécurité. Et nous travaillons d'arrache-pied pour en avoir un neuvième et un dixième», a déclaré aux journalistes le ministre palestinien des Affaires étrangères Riyad al-Malki.
Six membres du Conseil de sécurité, permanents ou non, ont déjà dit qu'ils approuvaient la demande palestinienne: Chine, Russie, Brésil, Inde, Liban et Afrique du Sud.
M. al-Malki a indiqué qu'il avait reçu des assurances du Nigeria et du Gabon qu'ils voteraient en faveur d'un Etat palestinien.
Plusieurs membres du Conseil de sécurité sont indécis ou n'ont pas révélé leur position: la Grande-Bretagne, la France, l'Allemagne, le Nigeria, le Gabon, la Bosnie et le Portugal. La Colombie a fait savoir qu'elle s'abstiendrait.
Le Président Mahmoud Abbas a présenté vendredi la demande historique d'adhésion d'un Etat de Palestine comme membre à part entière de l'ONU sur la base des lignes du 4 juin 1967 avec Jérusalem-Est pour capitale.
Cette candidature a été transférée mercredi au Comité des adhésions du Conseil de sécurité qui doit se réunir une première fois vendredi.
Les fonctionnaires grecs montent au créneau : De nouvelles manifestations à Athènes
«Des organisations de salariés occupent la plupart des ministères et des services», a indiqué la Confédération des syndicats des fonctionnaires publics (Adedy), précisant que près d'une dizaine d'immeubles étaient concernés.
«Ces occupations se tiennent face au retour de la troïka et aux nouvelles mesures barbares décidées pour réduire encore davantage les salaires, introduire des grilles de salaire de misère, imposer de nouvelles taxes et mener à bien des licenciements massifs», a ajouté la confédération.
Selon la télévision, près de la totalité des ministères étaient occupés par ces manifestants, notamment ceux des Finances, du Développement, de la Justice, du Travail, de la Santé, de l'Intérieur et de l'Agriculture.
Le blocage des ministères a démarré avant même l'ouverture officielle des bâtiments à 05H30 (03H30 GMT) et doit se poursuivre jusqu'à vendredi, selon la même source.
Les fonctionnaires grecs protestent contre un nouveau tour de vis fiscal et des coupes dans les effectifs, des mesures décidées par le gouvernement pour assainir l'économie et réduire la dette.
Sous la pression de la troïka (l'UE, la BCE et le FMI) qui avait constaté un dérapage des comptes budgétaires grecs, le gouvernement socialiste a annoncé la semaine dernière des mesures additionnelles pour 2011 et 2012, surtout la mise au chômage technique de 30.000 fonctionnaires d'ici fin 2011, la baisse des retraites supérieures à 1.200 euros par mois et l'abaissement du seuil d'imposition à 5.000 euros de revenus annuels.
La mission de hauts représentants de la troïka est de retour à Athènes jeudi pour faire le point.
La Grèce a besoin d'une nouvelle tranche de 8 milliards d'euros, sur un total de 110 milliards d'euros mis en place en mai 2010, pour assurer ses paiements en octobre.
Par ailleurs, le ministre allemand des Finances Wolfgang Schõuble a déclaré jeudi que la décision de versement de la sixième tranche de l'aide à la Grèce serait vraisemblablement prise le 13 octobre lors d'une réunion prévue des ministres des Finances de la zone euro (Eurogroupe).
La mission d'experts du Fonds monétaire international (FMI), de la Banque centrale européenne (BCE) et de la Commission européenne, aussi appelée troïka «va maintenant examiner si les conditions sont remplies pour que la prochaine tranche soit versée», a dit M. Schõuble devant les députés du Bundestag.
Il a ajouté qu'une décision pourrait être prise à ce sujet à une réunion de l'Eurogroupe le 13 octobre.
«Je ne peux pas dire ce que sera cette décision, je ne peux pas anticiper les conclusions de la troïka», a-t-il ajouté.
Le ministre des Finances grec Evangélos Vénizélos s'était mardi montré confiant de toucher cette sixième tranche d'aide, vitale pour Athènes, «courant octobre».
jeudi 29 septembre 2011
Législatives en Égypte : Éventuel boycott des Frères musulmans
La coalition formée autour de la confrérie islamiste exige principalement l'abandon d'une disposition électorale jugée favorable au retour, sous couvert de candidatures «indépendantes», de proches du pouvoir de M. Moubarak, renversé le 11 février.
Elle réclame aussi dans un communiqué une date ferme pour l'élection présidentielle, qui permette «la remise du pouvoir à une autorité civile d'ici la fin juin 2012».
La coalition ajoute qu'elle se réunira dimanche pour examiner la réponse du pouvoir militaire à ses exigences.
La loi électorale prévoit de réserver un tiers des sièges à des candidats sans affiliation partisane, élus au scrutin uninominal, qui ne pourront rejoindre aucun groupe politique une fois élus.
Les autres parlementaires seront élus à la proportionnelle sur des listes présentées par des partis.
Le parti des Frères, «Liberté et Justice», et ses alliés - notamment le parti libéral Wafd - mais aussi de nombreuses autres formations, dénoncent un dispositif accusé de favoriser, grâce à un fort quota d'indépendants, d'anciens barons du parti de M. Moubarak, aujourd'hui dissous mais toujours actif au travers de ses réseaux locaux.
«Nous refusons de participer aux élections si l'article 5 de la loi électorale (réservant un tiers des sièges à des indépendants) n'est pas annulé», a affirmé dans un communiqué publié mercredi tard dans la soirée «la coalition démocratique» formée autour des Frères musulmans.
«Si les partis ne peuvent pas présenter de candidats pour un tiers des sièges, cela signifie un affaiblissement des blocs parlementaires alors que le prochain gouvernement devrait être un gouvernement de coalition nationale», a également déclaré à l'AFP Essam el-Erian, vice-président du parti des Frères.
Les élections doivent débuter le 28 novembre prochain pour l'Assemblée du peuple (chambre basse) et le 29 janvier pour le Sénat (Choura, chambre haute aux pouvoirs plus limités).
Ces élections sont un jalon capital dans la transition vers un régime civil, promis par les militaires qui tiennent les rênes du pays depuis le départ de M. Moubarak.
La remise du pouvoir aux civils ne sera toutefois complète qu'une fois que le pays aura élu un président, suivant un calendrier qui n'est pas encore connu.
Crédités du soutien de quelque 35% de la population selon un récent soudage, les Frères musulmans sont considérés comme le mouvement le plus puissant et le mieux organisé d'Egypte.
Leur menace de boycott s'ajoute à la montée des critiques contre le Conseil suprême des forces armées (CSFA), accusé de manquer de transparence et de perpétuer le dispositif répressif du passé.
Une vingtaine de partis et mouvements issus du soulèvement anti-Moubarak ont ainsi appelé à manifester vendredi sur l'emblématique place Tahrir du Caire pour dénoncer la manière dont l'armée gère la transition du pays.
Les Frères musulmans et leurs alliés ont toutefois indiqué qu'ils ne se joindraient pas à ces rassemblements, et attendaient dimanche pour voir comment l'armée réagirait à leur menace de boycott électoral.
Les manifestations de vendredi visent notamment à protester contre l'extension du champ d'application de la loi sur l'état d'urgence, en vigueur sans discontinuer du temps de M. Moubarak.
Les Etats-Unis ont également appelé mercredi, par la voix de la secrétaire d'Etat Hillary Clinton, l'Egypte à lever l'état d'urgence au plus tôt, et non en juin 2012 comme évoqué par l'armée. Les manifestants réclament également l'arrêt des milliers de procès de civils en cours devant des tribunaux militaires.
Consultations sur une possible adhésion de l'Égypte au CCGDes contacts et consultations sont menés actuellement avec le conseil de la Coopération du Golfe (CCG) sur la possibilité d'adhésion de l'Egypte, en tant que membre actif, à ce groupement régional, rapporte l'agence de presse MENA.
Citant des sources du CCG, l'agence relève que «certains pays de ce groupement ont manifesté leur désir de voir l'Egypte adhérer au conseil, vu le rôle que pourrait jouer ce pays dans la préservation de la sécurité et la stabilité du Golfe». La même source a souligné «la relation étroite entre la sécurité de l'Egypte et celle des pays du Golfe». Elle a mis l'accent sur le rôle de l'Egypte sur les plans arabe et régional notamment après les changements intervenus en Irak et l'ingérence croissante de l'Iran dans les affaires internes des pays du CCG. La même source relève que le Caire a accueilli favorablement cet appel d'adhésion pour mettre en place une nouvelle plate-forme de coopération bilatérale dans les domaines économique, sécuritaire et culturel, précisant que l'objectif consiste à dynamiser l'action arabe commune sur les plans bilatéral et multilatéral.
Dans l’attente de leur procès : Les mercenaires du Polisario, capturés en Libye, transférés à Benghazi
Le magazine rappelle que les responsables du Conseil national de transition (CNT) libyen avaient annoncé l'arrestation de 556 mercenaires du polisario et des centaines d'autres d'origine africaine, mobilisés par l'ancien dirigeant libyen.
Des documents, retrouvés le 22 août dernier au siège de l'ambassade algérienne à Tripoli, montrent l'ampleur du soutien accordé par l'Algérie au régime Kadhafi, indique la source, qui cite, outre l'envoi de mercenaires du polisario, l'appui logistique algérien dont a bénéficié Kadhafi durant le soulèvement.
La présence de mercenaires du Polisario dans les rangs des forces de Kadhafi a été confirmée notamment par des sources diplomatiques à Londres, poursuit la publication londonienne, qui rappelle le soutien logistique et financier que l'ancien régime libyen accordait aux séparatistes du Polisario.
"North-South" revient, d'autre part, sur la menace que le polisario pose à la sécurité et la stabilité de la région du nord-ouest de l'Afrique. Des membres du groupe séparatiste ont été impliqués dans les opérations d'enlèvement, de trafic de drogue et autres, orchestrées dans la région du Sahel par l'organisation Al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI), indique la revue, rappelant que plusieurs ressortissants occidentaux ont été kidnappés par le réseau terroriste actif dans la région.
Pour faire face à la crise financière : Barroso plaide pour une meilleure intégration
Dans son discours de l'état de l'Union, devant le Parlement européen à Strasbourg, José Manuel Barroso a plaidé pour un gouvernement central des 27 plus fort. «Si nous n'allons pas vers plus d'unification, nous souffrirons de davantage de fragmentation», a-t-il prévenu.
«Je pense que cela va être le baptême du feu pour toute une génération», a lancé José Manuel Barroso.
Ce discours de Barroso intervient alors que les députés finlandais et allemands doivent voter des mesures, qui donneront aux 17 pays de la zone euro davantage de pouvoirs pour lutter contre une crise financière comme celle qu'affrontent la Grèce, l'Irlande et le Portugal.
Pressé de reprendre la main face à la crise de la dette, le président de la Commission européenne José Manuel Barroso a adopté un ton inhabituellement offensif mercredi en s'en prenant de front à la tentation de Paris et Berlin de conduire seuls les affaires européennes.
«La réalité c'est que la coopération intergouvernementale n'est pas suffisante pour sortir l'Europe de cette crise», a lancé M. Barroso dans un message implicite aux deux capitales européennes devant le Parlement européen.
«Tout au contraire, un certain inter-gouvernementalisme risque de mener à la renationalisation, à la fragmentation. Un certain inter-gouvernementalisme pourrait être la mort de l'Europe unie telle que nous la voulons», a-t-il insisté dans un discours sur «l'état de l'Union».
Ses propos ont reçu les applaudissements nourris d'une majorité de parlementaires, de droite comme de gauche, qui s'inquiètent eux aussi de la velléité du président français Nicolas Sarkozy et de la chancelière allemande Angela Merkel de régenter les affaires européennes au détriment des institutions européennes.
Nicolas Sarkozy et Angela Merkel ont proposé en août que le président de l'UE, Herman Van Rompuy, représentant des 27 gouvernements européens à Bruxelles, devienne aussi une sorte de «Monsieur euro» à la tête d'un «gouvernement économique» de l'Union monétaire.
Idée rejetée par M. Barroso, dans la mesure où cette mainmise risque de marginaliser ses troupes, censées incarner l'intérêt général européen: «la Commission (européenne) est le gouvernement économique de l'Union; pour cela nous n'avons assurément pas besoin de davantage d'institutions».
«Nous avons besoin plus que jamais de l'autorité indépendante de la Commission. Les gouvernements ne peuvent le faire seuls», a-t-il insisté.
La Commission plaide pour que l'un des siens prenne ainsi la présidence de l'Eurogroupe des ministres des Finances de la zone euro, poste qui pourrait revenir aussi à M. Van Rompuy.
«Si l'Allemagne ou la France cherchent à promouvoir M. Van Rompuy aux dépens de M. Barroso, c'est parce que le président de la Commission n'est pas la marionnette des Etats, contrairement au portrait qui est parfois fait de lui, et qu'il résiste justement aux capitales», assure un membre de l'entourage du président de la Commission.
M. Barroso a cherché à répondre à l'attente de nombreux euro-députés qui l'ont beaucoup critiqué jusqu'ici en le jugeant trop passif face à la crise de la dette et aux grands pays.
L'hypothèse d'une «motion de défiance» contre l'ancien chef du gouvernement portugais a même été évoquée à plusieurs reprises, y compris par des parlementaires de sa famille politique conservatrice.
Conscient de cette grogne, M. Barroso, qui a affiché sa «fierté» d'être Européen, a fait preuve d'une rare pugnacité. Le soutien des parlementaires n'a pas été toutefois sans bémol: certains d'entre eux se sont demandé s'ils pouvaient «lui faire confiance» après avoir vu leurs espoirs déçus au cours de ses sept ans écoulés de mandat.
Pour les amadouer, le président de la Commission a également pris le contre-pied de Berlin en se disant favorable à la création d'euro-obligations à terme dans la zone euro.
L'Allemagne s'oppose à un tel système de mutualisation des dettes des pays de la zone euro, y voyant un encouragement au laxisme budgétaire.
M. Barroso a encore taclé Berlin sur la question de l'aide aux démunis en Europe en pressant l'Allemagne d'accepter des propositions de la Commission visant à maintenir un programme européen d'aide aux pauvres, menacé à défaut d'être nettement réduit l'an prochain.
Construction de nouveaux logements à Al-Qods occupée : La communauté internationale condamne la décision d’Israël
«Je condamne l'annonce d'aujourd'hui» concernant l'approbation par le gouvernement israélien de la construction de ces nouveaux logements dans le quartier de Gilo à Jérusalem-Est, a déclaré le ministre dans un communiqué.
«Nous appelons le gouvernement d'Israël à revenir sur cette décision», a-t-il dit.
«C'est le moment où les deux parties devraient faire des efforts pour reprendre des discussions et répondre à l'appel du Quartette (Etats-Unis, Union européenne, ONU et Russie) de s'abstenir de toute provocation», a-t-il poursuivi, soulignant que «l'extension des colonies est illégale en droit international».
Pour sa part, la Chine a critiqué mercredi le feu vert donné par un ministère israélien à la construction de 1.100 logements dans un quartier de Jérusalem-Est.
«La Chine regrette profondément et s'oppose à l'approbation par Israël de projets d'expansion de colonies juives à Jérusalem-Est», a déclaré Hong Lei, porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères. Pékin demande à Israël d'«agir avec prudence», a-t-il ajouté.
Le ministère israélien de l'Intérieur a annoncé mardi avoir approuvé la construction de 1.100 logements dans le quartier de colonisation juive de Gilo à Jérusalem-Est occupé et annexé, s'attirant les condamnations palestiniennes et de la communauté internationale.
La décision a été vivement critiquée par les Etats-Unis, «profondément déçus», l'Union européenne, la France, qui a parlé de «provocation», et la Grande-Bretagne qui a demandé l'abandon du projet, au moment où la communauté internationale s'efforce de relancer les négociations de paix entre Israéliens et Palestiniens.
Le chef de la diplomatie européenne Catherine Ashton a regretté mardi cette décision : «Ce plan devrait être abandonné. Ces activités de colonisation menacent la viabilité de la solution de deux Etats, et vont à l'encontre de l'engagement affiché par Israël de reprendre les négociations », a déclaré devant le Parlement européen Mme Ashton.
Dimanche, Mahmoud Abbas a réaffirmé qu'il ne négocierait pas avec Israël sans un gel «complet » de la colonisation.
La Chine soutient la demande d'adhésion d'un Etat de Palestine à l'ONU, en estimant qu'il s'agit d'un «droit légitime inaliénable» des Palestiniens et que cela serait un facteur de paix dans la région.
Pour sa part, Israël a rejeté une nouvelle fois mercredi les critiques émises par la communauté internationale contre l'annonce de la construction de 1.100 logements dans le quartier de colonisation de Gilo à Jérusalem-Est annexé.
«Gilo n'est pas une colonie, pas une colonie sauvage. C'est un quartier qui constitue une partie intégrante du centre de Jérusalem», a déclaré à l'AFP un haut responsable gouvernemental qui a requis l'anonymat.
Le quartier israélien de Gilo est situé à la périphérie sud de Jérusalem-Est, près de la ville palestinienne de Béthléem.
«Dans tous les plans de paix (israélo-palestiniens) mis sur la table depuis 20 ans, Gilo devait rester une partie de la Jérusalem juive. La construction dans ce quartier ne contredit pas en soi les engagements pris par Israël en faveur de la paix ou d'une solution de deux Etats pour deux peuples», a souligné ce responsable.
La décision de construire 1.100 logements à Gilo «ne constitue donc pas un changement de politique mais la poursuite de la politique de tous les gouvernements israéliens depuis 1967 qui a été de bâtir dans les quartiers juifs de la ville», a ajouté ce responsable.
La Syrie à feu et à sang : Un ingénieur nucléaire tué par des inconnus à Homs
«L'ingénieur nucléaire Aws Abdel Karim Khalil a été abattu ce matin à Homs par des inconnus», selon un communiqué de l'OSDH.
Dans la même ville, l'adjoint du doyen de la faculté d'architecture de l'Université al-Baas, Mohammad Ali Aqil, et le directeur de l'école militaire de pétrochimie, Naël Dakhil, avaient été assassinés lundi par des inconnus.
Les militants sur le terrain ont accusé les autorités syriennes.
Al-Ghad, une alliance de militants formée le 18 septembre, a accusé le pouvoir d'avoir «tué des personnalités scientifiques à Homs, en tentant de répéter le scénario des assassinats» perpétrés en Syrie dans les années 1980.
Al-Ghad a fait porter «la responsabilité du sang syrien qui coule sur le régime (...) qui a échoué à provoquer des dissensions confessionnelles à Homs, mais tente encore une fois de les aiguiser en visant des personnalités scientifiques», selon un communiqué publié mardi.
Par ailleurs, les forces de sécurité syriennes ont tué mardi neuf civils en menant des perquisitions dans le nord-ouest, le sud et le centre de la Syrie, alors que le régime, secoué par un mouvement de contestation populaire, a accusé les Occidentaux de vouloir semer le chaos dans le pays.
Depuis la tribune de l'ONU, le ministre syrien des Affaires étrangères, Walid Mouallem, a accusé lundi l'Occident de vouloir semer le «chaos total» en vue de «démanteler» la Syrie.
Il a affirmé devant l'Assemblée générale des Nations unies que les manifestations anti-régime étaient devenues le «prétexte à des interventions étrangères», ajoutant que des gouvernements étrangers cherchaient à saboter la coexistence entre les différents groupes religieux en Syrie.
L'Union européenne et les Etats-Unis font pression en faveur de sanctions de l'ONU contre la Syrie. Ils ont déjà imposé des sanctions au régime du président Bachar al-Assad en raison de la répression sanglante des manifestations qui a fait plus de 2.700 morts.
Selon des diplomates à l'ONU, les pays européens ont rédigé un nouveau projet de résolution pour le Conseil de sécurité de l'ONU sur la répression sanglante en Syrie qui prévoit une menace de sanctions, plutôt que des sanctions immédiates.
«La France et ses partenaires de l'UE s'apprêtent à soumettre au Conseil de sécurité un nouveau projet de résolution sur la répression en Syrie», a indiqué mardi la mission française à l'ONU sur son son compte Twitter.
La Russie et la Chine ont menacé d'opposer leur veto à toute sanction proposée au Conseil de sécurité contre le régime syrien.
La répression a fait entre-temps neuf morts parmi les civils, dont six à Homs (centre), troisième ville de Syrie située à 160 km au nord de Damas, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH). Deux autres ont été abattus à Idleb (nord-ouest), près de la frontière turque et un neuvième dans la province de Deraa (sud) où est né le mouvement de contestation, Pour sa part, la Coordination des comités locaux (LCC), qui organise la mobilisation en Syrie, a fait état de «nombreuses ruines archéologiques touchées par les tirs à Bara» dans la province d'Idleb.
Malgré la répression violente des manifestants, qui va en grandissant, des dizaines de lycéens ont manifesté dans les villes côtières de Jablé et Lattaquié, et à Deir Ezzor (est), pour la chute du régime, selon des témoins et des habitants.
mercredi 28 septembre 2011
Egypte : Premières législatives post-Moubarak
Le scrutin pour les députés de l'Assemblée du peuple se déroulera sur trois tours, les 28 novembre, 14 décembre et 3 janvier, et cette chambre se réunira pour la première fois le 17 mars.
L'élection des membres de la Choura (Sénat), la chambre haute, se tiendra également sur trois tours, entre le 29 janvier et le 11 mars. Le système électoral complexe approuvé par le gouvernement combine un scrutin de liste pour les deux tiers des sièges, et un scrutin uninominal pour le tiers restant.
Seuls des candidats indépendants seront éligibles au scrutin uninominal, selon la loi publiée par la Mena, et chaque parti devra présenter au moins une femme sur sa liste. Cette répartition est au centre d'une vive polémique. Le scrutin uninominal est en effet accusé par de nombreux partis politiques de favoriser le retour de personnalités proches de l'ancien pouvoir, qui pourraient se faire élire comme «indépendants» en bénéficiant de leurs réseaux locaux toujours puissants. «C'est stupéfiant et sans précédent. C'est comme s'ils punissaient les partis qui ont demandé un scrutin de liste. Un tiers des députés sans affiliation à aucun parti, cela affaiblira le Parlement», a réagi le vice-président du parti «Liberté et Justice», fondé par l'influente confrérie des Frères musulmans. «Cela ouvre la voie pour des personnalités de l'ancien régime», a affirmé pour sa part Mohammed Hamed, un responsable du Parti des Egyptiens libres. «Leur argument est que la vie politique en Egypte est encore naissante. Les partis pré-révolutionnaires étaient faibles et ceux qui se sont formés après la révolte sont encore en formation», a-t-il ajouté. «Mais il est clair qu'ils veulent un pourcentage de (membres de l'ancien régime)».
Des dizaines de partis, allant des salafistes (islamistes fondamentalistes) aux libéraux, souvent très peu structurés et encore mal connus, sont apparus après la chute du régime Moubarak.
La campagne et les résultats des Frères musulmans, réputés le mouvement le mieux organisé d'Egypte, seront également suivis de près. La confrérie a formé son propre parti pour pouvoir se présenter en tant que formation politique, mais a promis de ne présenter de candidatures que pour la moitié des sièges en lice.
Selon un sondage publié en début de semaine par la Mena, 35% des Egyptiens disent soutenir la confrérie islamiste.
Selon le projet de loi électorale amendé, le nombre d'élus passera de 504 à 498 pour l'Assemblée du peuple, et de 390 à 270 pour la Choura. Le futur Parlement égyptien sera chargé de rédiger une nouvelle Constitution pour le pays. La date de l'élection présidentielle, à l'issue de laquelle l'armée a promis de remettre la totalité du pouvoir aux civils, n'est pas encore connue
Si une nouvelle constitution devait être adoptée en préalable, le vote pour le prochain président pourrait ne pas intervenir avant la fin août 2012. L'armée égyptienne a promis que les prochaines élections ne se dérouleraient pas sous le régime de la loi d'état d'urgence, une législation répressive en vigueur tout au long des trente ans de pouvoir de M. Moubarak.
Fonds détournésL'Egypte et l'Union européenne ont signé, mardi, un accord portant sur la coopération dans les domaines de la lutte contre la corruption et la récupération des fonds détournés à l'étranger.
Cet accord, signé avec le soutien de l'Office des Nations unies contre la drogue et le crime (ONUDC), s'inscrit dans le cadre des efforts déployés par l'Egypte pour la restitution des fonds détournés et placés dans des banques étrangères par de hauts responsables du régime du président déchu Hosni Moubarak. En vertu de cet accord, l'UE apportera au Caire un soutien financier de 1,5 milliard d'euros, dédié à la lutte contre toutes les formes de corruption, à travers notamment la sensibilisation et l'appui du gouvernement égyptien au développement de mécanismes solides lui permettant d'honorer ses engagements internationaux, notamment la convention des Nations unies relatives à la lutte contre la corruption.
Libye : Les rebelles prennent le port de Syrte
Toujours en fuite, Mouammar Kadhafi s'est manifesté dans un message diffusé sur une radio de Bani Walid et retranscrit mardi par le site internet d'une télévision qui lui reste fidèle assurant qu'il souhaitait mourir en martyr dans son pays. «Des héros ont résisté et sont tombés en martyrs et nous attendons nous aussi le martyre», a-t-il indiqué. «Par votre jihad, vous êtes en train de rééditer les exploits de vos aïeux. Sachez que je suis sur le terrain comme vous», a déclaré l'ancien «Guide». «Je suis parmi mon peuple et les prochains jours réservent à cette clique d'agents un choc inattendu», a-t-il ajouté.
A Syrte, dans la région natale de Mouammar Kadhafi, des combats ont eu lieu lundi soir et mardi près du port de cette ville de 70.000 habitants située à 360 km à l'est de Tripoli, prise en tenailles par des combattants du CNT qui avancent par l'est et par l'ouest. «A présent nous contrôlons le port», a annoncé mardi Moustafa ben Dardef, un commandant pro-CNT. Dans la journée, d'intenses combats se déroulaient dans l'est de la ville, les forces loyalistes ciblant les combattants du CNT à l'arme lourde, selon l'un d'entre eux, Fateh Marimri. Selon un commandant des forces du CNT, plus de dix combattants du nouveau régime ont été tués mardi «dans des combats rapprochés près de l'hôtel Mahari» dans l'est de la ville. «Des combats intenses ont eu lieu puis vers 19H30 l'Otan a mené plusieurs frappes» sur les forces pro-Kadhafi, a-t-il dit. D'autres combattants ont affirmé avoir découvert un «énorme» stock de munitions caché dans un village abandonné situé à quelques kilomètres au sud de Syrte.
La motivation est d'autant plus forte que les commandants pro-CNT engagés à Syrte assurent que l'un des fils de Mouammar Kadhafi, Mouatassim, un médecin et militaire de 36 ans, dirige les opérations à Syrte. A l'ouest de Syrte, les pro-CNT ont subi mardi un bombardement intense des forces de Kadhafi, mais les positions n'ont pas évolué, selon un combattant, Mounir Raïssa. Sur le front de Bani Walid, vaste oasis au relief accidenté à 170 km au sud-est de Tripoli, Abdallah Kenchil, un responsable local du CNT a déclaré mardi que l'intensité des tirs des pro-Kadhafi avait obligé les combattants à se retirer de certaines zones. «Nous faisons face à une forte résistance, c'est pourquoi nous utilisons l'artillerie lourde sans envoyer l'infanterie pour l'instant», avait expliqué lundi le commandant Mohamed al-Seddiq. «La bataille finale aura lieu dans les deux prochains jours».
Depuis la chute de Tripoli fin août, Syrte et Bani Walid sont deux des objectifs majeurs des combattants pro-CNT, mais les pro-Kadhafi y opposent une résistance farouche. Elles sont aussi désormais les plus visées par les frappes de l'Otan, qui se sont poursuivies lundi sur les deux villes. D'après l'Alliance atlantique, la situation humanitaire s'aggrave pour les habitants dans les deux bastions kadhafistes, l'accès à l'eau potable, aux soins ou aux carburants étant sévèrement restreint.
Protection des stocks d'armes Les Etats-Unis collaborent étroitement avec les nouvelles autorités libyennes afin de protéger les stocks d'armes hérités du régime déchu du colonel Mouammar Kadhafi et éviter leur dispersion, a annoncé mardi la Maison Blanche. «Depuis le début de la crise, nous nous sommes impliqués avec nos alliés et nos partenaires afin de soutenir les efforts mis en oeuvre par la Libye pour protéger tous les stocks d'armes conventionnelles», a indiqué le porte-parole de la présidence américaine, Jay Carney.
Selon M. Carney, ces opérations comprennent «la récupération, le contrôle et l'élimination de missiles sol-air portables». «Nous prenons en considération toutes les options pour renforcer notre soutien» à ces opérations, a-t-il ajouté lors d'un point de presse à bord de l'avion présidentiel Air Force One transportant le président Barack Obama entre Los Angeles et Denver (Colorado, ouest).
Syrie : L'armée mitraille Rastane
«Au moins vingt personnes ont été blessées, dont sept grièvement à Rastane où depuis l'aube, des soldats utilisent des mitrailleuses lourdes posées sur des chars. En outre, de fortes explosions sont entendues dans la ville», a indiqué mardi matin l'OSDH précisant que «des chars ont été aperçus sur le pont Messiaf avançant en direction de Rastane» située dans le gouvernorat de Homs.
Pour sa part, la Coordination des comités locaux (LCC), qui chapeaute les manifestations en Syrie, a fait état d'un «déploiement militaire massif à Rastane».
A Tir Maala, également dans le gouvernorat de Homs, il y a eu aussi des tirs de balles en fin de matinée, selon l'OSDH qui a précisé que des camps militaires se trouvent dans ce village.
Dans le même gouvernorat, à Talbisseh, à 10 km au sud de Rastane, le bruit des armes automatiques a été entendu mardi matin durant 90 minutes et vingt-cinq barrages ont été érigés dans cette région, selon l'OSDH.
Par ailleurs, «un civil a été tué mardi à l'aube et cinq autres blessés par les tirs des forces de sécurité» qui ont perquisitionné depuis lundi soir dans la localité de Tafas, dans la province de Deraa (sud) où est né le mouvement de contestation contre le régime du président Bachar al-Assad.
Dans la même région, «neuf personnes ont été arrêtées dans la localité de Tsil lors d'une campagne de perquisitions», selon la même source.
Près d'Alep (nord), deuxième ville de Syrie, «des agents de sécurité et les milices loyales au régime» du président Bachar al-Assad ont investi la localité de Tal-Rafaat, selon la LCC.
D'autre part, des dizaines de lycéens ont manifesté mardi dans les villes côtières de Jablé et Lattaquié, ainsi qu'à Deir Ezzor (est), appelant à la chute du régime, ont indiqué des témoins et des habitants.
Pour leur part, Al-Ghad, une alliance des militants sur le terrain, formée le 18 septembre, ont accusé le pouvoir d'avoir «tué des personnalités scientifiques à Homs, en tentant de répéter le scénario des assassinats» qui avaient été perpétrés en Syrie dans les années 80.
Al-Ghad «dénonce ces crimes odieux» et fait porter «la responsabilité du sang syrien qui coule au régime (...) qui a échoué à semer les dissenssions confessionnelles à Homs, mais tente encore une fois de les provoquer en visant des personnalités scientifiques», ajoute le communiqué.
L'adjoint du doyen de la faculté d'architecture de l'Université al-Baas à Homs, Mohammad Ali Aqil, et le directeur de l'école militaire de pétrochimie, Naël Dakhil, ont été assassinés lundi par des inconnus à Homs, avait annoncé l'OSDH.
Depuis le début du mouvement de contestation à la mi-mars contre le président Assad, le régime syrien accuse accuse des «groupes armés» de tuer des militaires et des civils pour semer le chaos en Syrie, parfois avec le soutien d'Israël ou d'autres pays étrangers.
Grèce : La 6ème tranche du prêt sera versée à temps
«C'est ridicule de dire que la Grèce ou un pays d'Europe va faire faillite», a dit le ministre Evangélos Vénizélos à son retour de Washington où il a participé aux réunions du FMI et du G20, tout en assurant que «la 6e tranche» du prêt international, d'un montant de 8 milliards d'euros, «serait versée à temps, courant octobre» à la Grèce.
Un accord «a été trouvé» entre la Grèce et la troika de ses créanciers «sur le budget 2011 et 2012», a dit M. Vénizélos. «Nous devons nous entendre sur 2013 et 2014» a-t-il ajouté, en précisant que les représentants de cette troika allaient venir «cette semaine» à Athènes.
Athènes a un besoin vital du versement de la tranche de 8 milliards d'euros de ce prêt pour éviter un défaut de paiement sur son énorme dette qui dépasse 350 milliards d'euros, un problème qui «effraie le monde», a dit le président américain Barack Obama.
En échange, le pays s'est engagé à accélérer son plan d'assainissement des finances publiques via de nouvelles mesures d'austérité et met en ?uvre un énorme plan de privatisation.
M. Vénizélos a critiqué les marchés et ceux qui véhiculent les rumeurs selon lesquelles la Grèce aurait commencé de discuter d'un projet de décote de 50% sur sa dette. Selon lui, ceux qui véhiculent ces rumeurs montrent une «ignorance colossale».
«J'ai présenté les mesures» envisagées par la Grèce «à Mme Lagarde (FMI) et à M. Trichet (BCE). Nous allons les recenser par écrit car cela va boucler l'accord», avec les créanciers, a-t-il dit. «Il y aura une lettre de M. Papandréou sur les engagements du pays, et une de moi-même détaillant les mesures» prises pour parvenir à les réaliser.
Les lettres, en forme d'engagement, vont être adressées dès ce mardi aux partenaires institutionnels de la Grèce et créanciers, ce qui permet le retour de la troika chargée de poursuivre l'audit de la Grèce.
La troika des créanciers avait quitté Athènes le 2 septembre en estimant que le gouvernement avait pris du retard sur les chantiers budgétaires et d'allègement de la dette. «Notre objectif est que les nouvelles mesures soient votées avant la fin octobre», a dit M. Vénizélos.
La première d'entre elles, une nouvelle taxe sur l'immobilier devant permettre de réunir 2 milliards d'euros -- et très impopulaire dans un pays où 70% de la population est propriétaire -- devait être votée mardi soir au Parlement.
Libye : Les combattants du nouveau régime contrôlent le port de Syrte
Sur le plan politique, les discussions se poursuivaient au sein du Conseil national de transition (CNT) pour tenter de surmonter les dissensions internes et former un gouvernement, dont l'annonce est attendue cette semaine.
A Syrte, dans la région natale de Mouammar Kadhafi, des combats ont eu lieu lundi soir près du port de cette ville de 70.000 habitants située à 360 km à l'est de Tripoli, prise en tenailles par des combattants du CNT qui avancent par l'est et par l'ouest.«A présent nous contrôlons le port», a annoncé mardi Moustafa ben Dardef, un commandant pro-CNT, tandis que des combattants nettoyaient et huilaient leurs armes en prévision des affrontements à venir.
«Quand nous nous approcherons du centre-ville, il y aura des combats de rue et nous nous y préparons», a expliqué l'un d'eux, Alaï Saïdi.
La motivation est d'autant plus forte que les commandants pro-CNT engagés à Syrte assurent que l'un des fils de Mouammar Kadhafi, Mouatassim, un médecin et militaire de 36 ans, dirige les opérations à Syrte.
Selon un autre combattant, deux pro-Kadhafi se sont rendus lundi soir.
«Ils sont venus vers nous et nous ont remis leurs armes et leurs voitures», a expliqué Maatiz Saad.
Sur le front de Bani Walid, à 170 km au sud-est de Tripoli, les échanges d'artillerie ont été intenses lundi, mais les forces pro-CNT n'ont pas avancé.
«Nous faisons face à une forte résistance, c'est pourquoi nous utilisons l'artillerie lourde sans envoyer l'infanterie pour l'instant», a expliqué le commandant Mohamed al-Seddiq. «La bataille finale aura lieu dans les deux prochains jours».
Ces dernières semaines, les pro-CNT ont perdu plus d'une trentaine de combattants lors de précédentes attaques sur cette vaste oasis au relief accidenté, souvent en raison d'un manque d'organisation. «Mais maintenant tout est sous contrôle», a affirmé le commandant.
Depuis la chute de Tripoli fin août, Syrte et Bani Walid sont deux des objectifs majeurs des combattants pro-CNT, mais les pro-Kadhafi y opposent une résistance farouche. Elles sont aussi désormais les plus visées par les frappes de l'Otan, qui se sont poursuivies lundi sur les deux villes. Selon l'ONU, 24.000 personnes ont fui Bani Walid et près de 2.000 ont quitté Syrte, ville privée d'eau, d'électricité et de nourriture selon des témoignages d'habitants. Le coordonnateur humanitaire de l'ONU en Libye, Panos Moumtzis, a fait part lundi de sa «très grande préoccupation» à leur sujet.
Pénuries et déplacements forcés ont en effet un impact sérieux sur la santé des civils, et en particulier des enfants. La petite clinique de Harawa, à 40 km à l'est de Syrte, voit ainsi passer tous les jours des dizaines d'enfants souffrant en général de maux liés à l'absence d'eau potable.
Au Royaume-Uni, le bureau du procureur écossais chargé de l'enquête sur l'attentat de Lockerbie (270 morts en 1988) a annoncé lundi avoir demandé au CNT l'accès à des documents et des témoins qui pourraient impliquer «d'autres personnes». Jusqu'à présent, seul le Libyen Abdelbaset al-Megrahi a été condamné dans cette affaire.
Selon un porte-parole du ministère britannique des Affaires étrangères, le président du CNT, Moustapha Abdeljalil, a assuré que les nouvelles autorités libyennes coopéreraient avec le Royaume-Uni «sur cette enquête et d'autres en cours».
Sans se prononcer précisément sur la requête écossaise, le ministre libyen par intérim de la Justice, Mohammed al-Alagi, a répété que l'affaire était close en ce qui concernait M. Megrahi, qui a été libéré en 2009 parce qu'il était atteint d'un cancer en phase terminale mais vit toujours à Tripoli.
mardi 27 septembre 2011
Zone Euro : Merkel refuse la dette
Les Etat-Unis ont appelé à plusieurs reprises déjà les Européens à stimuler leur économie, mais l'Allemagne notamment y est fermement opposée, mettant en avant la nécessité de redresser les finances publiques.
«Nous ne voulons pas de nouveaux programmes de conjoncture», a-t-elle asséné.
«L'un des programmes de conjoncture les moins coûteux serait de boucler le cycle de Doha», a aussi dit la chancelière, en référence aux négociations entamées il y a plus de dix ans par les pays de l'Organisation mondiale du commerce (OMC) sur les prochaines étapes de la libéralisation des échanges mondiaux. Les discussions sont au point mort depuis plusieurs années. Les importants déficits et l'endettement de certains pays, notamment au sein de la zone euro mais aussi des Etats-Unis, sont la source même de la crise actuelle, que la chancelière a qualifié de «troisième phase» de la crise d'abord financière puis économique qui a démarré en 2008.
«Ce n'est pas une crise de l'euro, c'est une crise de la dette», a-t-elle martelé, devant un parterre d'industriels allemands. Le seul moyen de la combattre est de prendre le problème «à la racine», en remettant en ordre les finances publiques et les économies des pays concernés, a-t-elle dit. «La façon de mener l'économie doit profondément changer», a-t-elle enjoint. A cet égard Mme Merkel a exprimé son «respect absolu» pour la Grèce qui s'est lancée dans un ambitieux programme de réformes pour empêcher la faillite qui la menace. Le premier ministre grec Georges Papandréou s'était adressé lui aussi aux industriels allemands un peu plus tôt, et doit dîner avec son homologue allemande à la chancellerie dans la soirée.
La semaine est cruciale pour le sort du pays. Athènes a fait lundi de nouvelles promesses de réformes et d'accélération des privatisations, alors que les experts de la «troïka» (Banque centrale européenne, Fonds monétaire international, Commission européenne) chargée d'évaluer les progrès des réformes grecques, doivent reprendre leur travail dans les prochains jours. De leur avis dépendra le versement le mois prochain d'une sixième tranche d'aide consentie au pays par ses partenaires et le FMI, et sans lequel il ne pourrait plus faire face à ses échéances.
Adhésion de la Palestine : Consultations au Conseil de sécurité
«Nous espérons que le Conseil de sécurité (...) va permettre à la Palestine de devenir membre des Nations unies», a déclaré l'ambassadeur palestinien auprès de l'ONU Riyad Mansour devant les journalistes. Les États-Unis ont déjà dit qu'ils opposeraient leur veto si nécessaire. M. Mansour a encore indiqué qu'il «espérait que le Conseil de sécurité ferait preuve de responsabilité», soulignant que 131 pays ont désormais reconnu la Palestine comme un État souverain.
Les tractations au Conseil de sécurité risquent de durer des semaines, voir plus, selon des diplomates. «Nous rencontrons tous les pays membres du Conseil de sécurité» pour les convaincre de voter en faveur de l'adhésion de la Palestine, a dit M. Mansour.
Il a précisé que les Palestiniens enverraient à cet effet une délégation en Bosnie, au Gabon et au Nigeria. Les Palestiniens espèrent obtenir au moins neuf voix sur quinze au Conseil, minimum requis pour que leur demande puisse faire l'objet d'une «recommandation» du Conseil à l'Assemblée générale de l'ONU, passage obligé pour que celle-ci se prononce par un vote à son tour. Un tel résultat obligerait les États-Unis à opposer leur veto et une «recommandation» positive ne verra donc de toutes façons jamais le jour.
«C'est un exercice dans lequel il y aura d'énormes pressions sur les membres du Conseil de sécurité (pour voter non) mais nous avons confiance dans nos amis», a encore expliqué M. Mansour.
Six membres du Conseil de sécurité, permanents ou non, ont déjà dit qu'ils approuvaient la demande palestinienne : Chine, Russie, Brésil, Inde, Liban et Afrique du Sud. D'autres membres indécis ou n'ayant pas révélé leur position sont la Grande-Bretagne, la France, l'Allemagne, le Nigeria, le Gabon, la Bosnie et le Portugal. La Colombie s'abstiendra. La direction palestinienne a fait savoir qu'en cas d'échec au Conseil, elle pourrait user de l'option d'un vote direct à l'Assemblée générale où une majorité leur est acquise et qui pourra leur conférer un statut amélioré «d'État observateur non-membre». Leur statut actuel est celui d'une «entité observatrice». Le président français Nicolas Sarkozy avait exprimé une telle proposition mercredi dernier devant l'Assemblée générale de l'ONU.
Barack Obama a lui rejeté la demande d'adhésion palestinienne. «Je suis convaincu qu'il n'existe pas de raccourci vers la fin d'un conflit qui persiste depuis des décennies», avait-il déclaré devant l'Assemblée générale. Dans les heures qui ont suivi le dépôt de la candidature palestinienne, le Quartette pour le Proche-Orient (USA, UE, ONU, Russie) a proposé aux Israéliens et aux Palestiniens de reprendre des pourparlers de paix, gelés depuis un an, avec l'objectif d'aboutir à un accord final fin 2012. Mais cette proposition, que doit «étudier» la direction palestinienne dans les prochains jours, ne mentionne pas explicitement le gel de la colonisation réclamé par les Palestiniens. «Je ne suis pas optimiste» quant à la reprise des négociations israélo-palestiniennes, a déclaré lundi un diplomate de haut rang de l'ONU.
Échauffourée à l'ONUUne échauffourée a eu lieu vendredi aux Nations unies entre le service de sécurité de l'ONU et celui de la délégation d'un pays, a indiqué lundi un responsable onusien sans préciser de quel pays il s'agissait. Selon le blog Turtle Bay, spécialisé dans les Nations unies, cette échauffourée impliquait des agents de sécurité du Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan. ( )
Selon Turtle Bay, M. Erdogan assistait à une réunion, un étage au-dessus de celui du hall de l'Assemblée générale, lorsqu'il a entendu que le président palestinien Mahmoud Abbas s'apprêtait à prononcer son discours historique sur la demande palestinienne d'adhésion à l'ONU. M. Erdogan s'est alors précipité pour entrer dans la salle, mais son entourage s'en est vu interdire l'accès. «Les gardes turcs ont exigé que leur (Premier ministre) soit autorisé à passer et auraient alors poussé des gardes de sécurité de l'ONU.
Les gardes de l'ONU ont poussé à leur tour et les Turcs ont commencé à frapper», raconte Turtle Bay.
Yémen : Lopposition et les jeunes refusent le discours de Saleh
L’opposition yéménite a accusé le président Ali Abdallah Saleh de chercher à se dérober à un transfert de pouvoir réclamé par les protestataires qui ont manifesté par dizaines de milliers lundi à Sanaa. Le chef de l’Etat contesté a affirmé dans un discours dimanche soir qu’il était prêt à une transition du pouvoir, conformément à l’initiative des monarchies du Golfe, mais par le biais d’élections anticipées.
Or l’initiative des pays du Conseil de Coopération du Golfe (CCG, dont le chef de file est l’Arabie Saoudite) prévoit la formation par l’opposition d’un gouvernement de réconciliation et la démission de M. Saleh en échange de l’immunité pour lui-même et ses proches. «Après ce discours du président, il n’y a plus aucun moyen de parvenir à une solution politique et la révolution va s’intensifier», a déclaré à l’AFP Mohammad Qahtan, porte-parole du Forum commun qui regroupe les partis de l’opposition parlementaire. «Saleh a montré dans son discours qu’il était toujours accroché au pouvoir, et qu’il refusait l’initiative des pays arabes du Golfe prévoyant un transfert du pouvoir», a-t-il ajouté. Pour sa part, Walid al-Aamari, un des dirigeants des «Jeunes de la révolution» qui animent la contestation populaire, a affirmé que «les jeunes n’acceptent pas» l’offre du président et qu’ils «poursuivront leur mouvement de protestation jusqu’à la réalisation de leurs objectifs». Deux manifestations séparées, l’une regroupant des hommes et l’autre des femmes, ont défilé lundi à Sanaa, scandant à l’adresse de M. Saleh : «Boucher, nous ne baisserons pas les bras», selon le correspondant de l’AFP. Les deux manifestations qui ont rassemblé des dizaines de milliers de personnes, se sont déroulées sans incident, les manifestants demeurant dans le secteur contrôlé par les unités de l’armée ralliées à la contestation. Dix-huit personnes avaient été blessées dimanche par des tirs des forces fidèles à M. Saleh sur une manifestation similaire et un jeune homme est en état de mort clinique. Au pouvoir depuis 33 ans, M. Saleh est confronté depuis janvier à un mouvement de contestation qui réclame son départ et sa traduction en justice. Dans la capitale, des combats entre les unités militaires qui lui sont fidèles et les militaires dissidents ont fait 173 morts en une semaine avant de s’interrompre samedi. Alors que les opposants manifestaient, les forces fidèles à M. Saleh organisaient une parade militaire dans une caserne de Sanaa, à l’occasion de l’anniversaire de la révolution du 26 septembre 1962 qui a renversé l’Imamat et instauré la République. Si la situation était calme dans la capitale, des tribus hostiles au chef de l’Etat ont attaqué dans la nuit une base de la Garde républicaine à Nahem (60 km au nord de Sanaa), tuant un général et prenant trente militaires en otages, selon des sources officielles et tribales. Le général Abdallah Al-Kuleibi, commandant de la 63ème brigade de la Garde républicaine, a été tué dans «l’attaque par les tribus de la région de la base» de cette unité d’élite à Nahem, selon un communiqué du ministère de la défense. Quatre combattants tribaux ont été tués et au moins vingt autres blessés dans cet assaut, ont indiqué des sources tribales selon lesquelles les combattants tribaux ont pris en otages trente militaires en se retirant de la base.
Victoire de la gauche au Sénat : Une menace sérieuse pour Sarkozy
Déjà embarrassé par des affaires de financement politique, le président français Nicolas Sarkozy a subi un revers historique avec la perte du Sénat, très sévère avertissement avant l’élection présidentielle d’avril et mai prochains. Au cours d’un véritable «séisme» politique, l’opposition de gauche a remporté dimanche la majorité absolue au Sénat, à l’occasion du renouvellement de la moitié de sièges de la Chambre haute du Parlement, contrôlée par la droite depuis 1958.
Dès le choc des résultats, chaque camp s’est projeté en 2012. Le Parti socialiste (PS) voit dans le basculement à gauche du Sénat les prémices d’une victoire au printemps prochain, tandis que le parti présidentiel UMP relativise la portée du vote et affiche toujours sa confiance en son probable candidat à la présidentielle, Nicolas Sarkozy. Seul le ministre de l’agriculture, Bruno Le Maire, reconnaissait lundi «un sérieux avertissement» pour la majorité, ajoutant que les Français «sont inquiets». Si une possible victoire de la gauche aux sénatoriales était évoquée depuis un certain temps, le choc est rude pour Nicolas Sarkozy: l’opposition détient désormais 177 sièges de sénateurs, soit 2 de plus que la majorité absolue au Sénat (348 sièges). Elle contrôle une institution chargée avec l’Assemblée nationale d’examiner et de voter projets de lois, traités et conventions internationales. Même si la Constitution accorde un rôle prééminent à l’Assemblée, la gauche aura maintenant la possibilité de faire retarder au Sénat l’adoption de textes par le Parlement. Le Sénat était pourtant considéré comme une place forte imprenable, grâce à un mode de scrutin indirect très complexe, qui assure une sur-représentation aux régions rurales considérées comme favorables à la droite. Mais les succès de la gauche aux derniers scrutins locaux et régionaux ont modifié la composition des grands électeurs appelés à désigner les sénateurs. Pour Nicolas Sarkozy, le résultat du scrutin de dimanche ponctuait une semaine cauchemardesque avec de nouveaux rebondissements dans l’affaire dite de Karachi, un dossier de corruption et de financements politiques illégaux liés à une vente de sous-marins au Pakistan. Deux de ses proches ont ainsi été mis en examen (inculpés) par le juge qui enquête sur de supposées valises de billets ayant circulé entre le Pakistan et la France pour financer la campagne de l’ancien Premier ministre, Edouard Balladur, à la présidentielle de 1995. Puis ce fut au tour de l’ex-ministre de l’intérieur, Brice Hortefeux, préssenti pour être directeur de campagne de Nicolas Sarkozy en 2012, d’être pris dans la tourmente. Il est soupçonné d’avoir eu accès au dossier du juge d’instruction et d’avoir averti l’un des mis en examen. Cette affaire, pour laquelle l’Elysée a démenti toute implication du chef de l’Etat, n’a certainement pas joué en faveur de la droite aux sénatoriales. Les socialistes, en campagne pour la primaire chargée de désigner leur candidat à la présidentielle, y voient un mouvement plus profond, qui leur donne l’espoir de retrouver la présidence de la République, perdue depuis le départ de François Mitterrand, au pouvoir de 1981 à 1995. Il y a «un désir d’alternance», expliquait lundi Pierre Moscovici, un proche de François Hollande, favori des sondages pour la primaire. Signe que l’avertissement est passé à l’Elysée, Nicolas Sarkozy a reçu lundi matin son Premier ministre François Fillon, et le secrétaire général de l’UMP (parti du président), Jean-François Copé. Le président du Sénat sera élu le 1er octobre. Une élection à forte valeur symbolique car il est le deuxième personnage de l’Etat dans l’ordre protocolaire, assurant l’intérim du président en cas d’incapacité ou de décès. Les socialistes ont mis en garde lundi la droite contre toute tentative de conserver cette présidence par un jeu d’alliances ou de débauchages individuels.
Frédéric Jeammes (AFP)
Retour de Poutine au Kremlin : Gorbatchev met en garde contre la stagnation
La presse, comme les observateurs, ont considéré cette annonce comme la quasi-certitude d'un retour au pouvoir jusqu'en 2024 (deux mandats de six ans) de M. Poutine, actuel Premier ministre et véritable homme fort du pays. «Nous sommes habitués à ce que tout soit décidé à l'avance, mais nous avons tout de même l'ambition de la démocratie...», a ajouté M. Gorbatchev, initiateur dans les années 1980 de la perestroïka qui leva la chappe de plomb qui pesait sur la société soviétique.
Novaïa Gazeta, dont M. Gorbatchev est actionnaire, publiait d'ailleurs à sa une des caricatures représentant «la direction du pays telle qu'elle sera en 2024»: M. Poutine, M. Medvedev et plusieurs autres responsables russes vieillis, avec sur la poitrine des rangées de médailles rappelant les dirigeants de l'époque soviétique.
«Il n'y aura aucun progrès s'il n'y a pas de sérieux changements dans l'ensemble du système, (...) le futur président devrait y réfléchir très sérieusement», a encore déclaré le prix Nobel de la Paix, rappelant qu'il s'était déjà exprimé sur «l'impasse» de la situation politique en Russie.
M. Gorbatchev avait dénoncé en août les «tendances autoritaires» de M. Poutine et critiqué son parti, Russie unie, ultra-majoritaire à la chambre basse du Parlement (Douma), estimant qu'il ressemblait à ce qu'était le Parti communiste à l'époque soviétique.
Le Premier ministre Vladimir Poutine a annoncé samedi son intention de redevenir président après le scrutin de mars 2012, une élection qu'il est quasi assuré de remporter en l'absence de réelle opposition, laminée durant ses deux mandats au Kremlin (2000-2008). Il a précisé qu'il confierait la direction du gouvernement à M. Medvedev, qu'il avait désigné en 2008 pour lui succéder au Kremlin, faute de pouvoir se représenter, selon la Constitution.
La presse nationale russe, dont certains titres gardent une liberté de ton sans commune mesure avec la ligne éditoriale des principales chaînes de télévision, relevait elle aussi lundi que l'annonce du retour de M. Poutine au Kremlin illustrait la domination de l'ex-agent du KGB dans le pays, avec à la clef le risque d'une stagnation.
«Poutine pour toujours», titrait le quotidien populaire Moskovski Komsomolets: «L'histoire s'est, semble-t-il, arrêtée dans notre pays, Poutine est notre passé, notre présent et notre futur», ajoutait le journal.
Le quotidien en ligne gazeta.ru estimait en substance que le parti au pouvoir, et le pays avec lui, n'avaient en définitive que «Poutine pour programme». De son côté, le quotidien des affaires Vedomosti relevait que l'échange de fonctions prévu entre M. Poutine et M. Medvedev «ne montre aucun signe d'une volonté de régler les problèmes à long terme du pays».
Les élites en place ont fait le choix «le plus simple» pour garder le pouvoir et «tout le reste a été laissé de côté», ajoutait le journal.
Moskovski Komsomolets mettait également en garde le pouvoir russe contre la stagnation et l'usure du pouvoir.
De facto au pouvoir depuis près de 12 ans, M. Poutine, malgré une popularité savamment entretenue, va devoir faire face à «la fatigue psychologique de la population en l'absence de changement réel à la tête du pays», affirme le journal.
France : La précampagne présidentielle vit au rythme des scandales
Il semble que jamais une précampagne ou une campagne présidentielle française n'aura été aussi animée et riche en scandales et accusations. Les couteaux sont tirés et le linge sale étalé au grand jour !
Après le scandale de m?urs de DSK qui a défrayé la chronique aux Etats-Unis et en France, mettant fin aux prétentions présidentielles du chef de file des socialistes considéré comme un sérieux adversaire de l'actuel locataire de l'Elysée et candidat pour un nouveau mandat présidentiel, c'est Nicolas Sarkozy lui-même qui se trouve éclaboussé par l'affaire Karachi, qui concerne le financement de la campagne présidentielle d'Edouard Balladur dont il était le bras droit.
Evidemment l'Elysée et l'entourage du président s'empressent de crier au coup monté.
Hier, c'était les socialistes qui étaient entachés, aujourd'hui, c'est au tour du parti majoritaire et son candidat favori d'être la cible de « calomnies ».
C'est à croire que tous ceux qui prétendent à la magistrature suprême en France deviennent l'objet de scandales réels ou inventés pour contrarier leur projet. C'est le cas aussi pour Dominique De Villepin qui, dès qu'il est sorti blanchi de l'affaire Clearstream, s'est tout de suite vu montrer du doigt par l'avocat Robert Bourgi porteur de valises en guise de contribution de chefs d'Etat africains à la campagne présidentielle de Jacques Chirac dont De Villepin fut un très proche collaborateur.
Pour l'opinion publique française comme pour tous ceux qui s'intéressent à la politique française, cela ne fait pas beau à voir, ni à vivre !
C'est la cage aux fauves !
Libye : Découverte d’un nouveau charnier à Tripoli
Un comité technique a été chargé de l'identification des corps, mais cette opération «nécessiterait un certain temps», selon un responsable du CNT ». Des organisations de défense des droits de l'Homme avaient dénoncé l'assassinat en 1996 de centaines de personnes dans cette prison où étaient détenus de nombreux prisonniers politiques.
Ce massacre est indirectement à l'origine de la révolte qui a éclaté mi-février puisque les premières manifestations à Benghazi, principale ville de l'Est, ont eu lieu à l'appel de familles de prisonniers tués, qui protestaient contre l'arrestation de leur avocat.
Sur le terrain, les forces du Conseil national de transition (CNT) assiégeaient lundi Syrte, ville d'origine de l'ex-dirigeant déchu Mouammar Kadhafi, bombardée depuis trois jours par l'Otan. Les combattants du CNT resserrent l'étau sur la ville, encerclant par l'est et par l'ouest les partisans de Kadhafi dans cette ville située à 360 kilomètres à l'est de Tripoli.
Les civils fuyant cette ville de 70.000 habitants évoquent les conditions de vie difficile pour ceux restés sur place.
«La situation dans la ville est très critique», assure Miftah Mohammed, un négociant en poisson fuyant la ville avec 60 personnes -membres de sa famille, proches et voisins- dans un convoi de sept voitures.
«Il n'y pas de nourriture, d'eau, de pétrole, ni d'électricité. Les enfants n'ont plus de lait. Cette situation dure depuis près de deux mois et les hommes de Kadhafi interdisent le départ des habitants», témoigne-t-il.
Selon lui, «des mercenaires africains, notamment du Tchad, sévissent dans le centre ville et sont postés sur les toits interdisant aux gens de partir».
Une radio pro-Kadhafi émet à Syrte des messages de propagande pour rallier ce qui reste de loyalistes, selon des habitants. «Vous devez mourir pour Kadhafi, vous devez mourir pour la patrie», indiquent ces messages faisant l'éloge du «grand Guide», en fuite depuis plus d'un mois. L'Otan a indiqué lundi que ses avions avaient bombardé la veille un centre de commandement et de contrôle, des dépôts de munitions, un radar et des lance-roquettes à Syrte.
Sur le front ouest, aucun combat n'a eu lieu lundi matin, selon les commandants sur place tandis qu'à l'est, des accrochages se sont produits dans la matinée lorsque un convoi de 150 combattants pro-CNT est entré dans la cité.
Sur le front de Bani Walid (170 km au sud-est de Tripoli), les combattants positionnés à l'entrée de la ville subissaient toujours les tirs de roquettes lancés depuis l'intérieur par les forces pro-Kadhafi. «On en a marre d'attendre, on sait qu'on peut prendre Bani Walid»: comme Ramadan Khaled, les combattants du nouveau pouvoir libyen veulent lancer l'assaut sur le bastion pro-Kadhafi. «On est là depuis 20 jours, on veut entrer dans Bani Walid, comme les autres combattants qui sont en train de prendre Syrte», expliquait dimanche cet homme de 32 ans, réfugié derrière un mur de brique.
Sur le plan politique, des luttes intestines pour le pouvoir retardent la formation d'un gouvernement transitoire annoncé en principe pour cette semaine ont indiqué à l'AFP des hommes politiques à Benghazi.
Appelé à gérer la transition en attendant de nouvelles élections et la rédaction d'une nouvelle Constitution, ce gouvernement était initialement attendu le 18 septembre.
Yémen : L’opposition et les jeunes refusent le discours de Saleh
Le chef de l'Etat contesté a affirmé dans un discours dimanche soir qu'il était prêt à une transition du pouvoir, conformément à l'initiative des monarchies du Golfe, mais par le biais d'élections anticipées.
Or l'initiative des pays du Conseil de Coopération du Golfe (CCG, dont le chef de file est l'Arabie Saoudite) prévoit la formation par l'opposition d'un gouvernement de réconciliation et la démission de M. Saleh en échange de l'immunité pour lui-même et ses proches.
«Après ce discours du président, il n'y a plus aucun moyen de parvenir à une solution politique et la révolution va s'intensifier», a déclaré à l'AFP Mohammad Qahtan, porte-parole du Forum commun qui regroupe les partis de l'opposition parlementaire.
«Saleh a montré dans son discours qu'il était toujours accroché au pouvoir, et qu'il refusait l'initiative des pays arabes du Golfe prévoyant un transfert du pouvoir», a-t-il ajouté.
Pour sa part, Walid al-Aamari, un des dirigeants des «Jeunes de la révolution» qui animent la contestation populaire, a affirmé que «les jeunes n'acceptent pas» l'offre du président et qu'ils «poursuivront leur mouvement de protestation jusqu'à la réalisation de leurs objectifs».
Deux manifestations séparées, l'une regroupant des hommes et l'autre des femmes, ont défilé lundi Sanaa, scandant à l'adresse de M. Saleh: «Boucher, nous ne baisserons pas les bras», selon le correspondant de l'AFP.
Les deux manifestations qui ont rassemblé des dizaines de milliers de personnes, se sont déroulées sans incident, les manifestants demeurant dans le secteur contrôlé par les unités de l'armée ralliées à la contestation.
Dix-huit personnes avaient été blessées dimanche par des tirs des forces fidèles à M. Saleh sur une manifestation similaire et un jeune homme est en état de mort clinique.
Au pouvoir depuis 33 ans, M. Saleh est confronté depuis janvier à un mouvement de contestation qui réclame son départ et sa traduction en justice.
Dans la capitale, des combats entre les unités militaires qui lui sont fidèles et les militaires dissidents ont fait 173 morts en une semaine avant de s'interrompre samedi.
Alors que les opposants manifestaient, les forces fidèles à M. Saleh organisaient une parade militaire dans une caserne de Sanaa, à l'occasion de l'anniversaire de la révolution du 26 septembre 1962 qui a renversé l'imamat et instauré la république.
Si la situation était calme dans la capitale, des tribus hostiles au chef de l'Etat ont attaqué dans la nuit une base de la Garde républicaine à Nahem (60 km au nord de Sanaa), tuant un général et prenant trente militaires en otages, selon des sources officielles et tribales.
Le général Abdallah Al-Kuleibi, commandant de la 63ème brigade de la Garde républicaine, a été tué dans «l'attaque par les tribus de la région de la base» de cette unité d'élite à Nahem, selon un communiqué du ministère de la Défense.
Quatre combattants tribaux ont été tués et au moins vingt autres blessés dans cet assaut, ont indiqué des sources tribales selon lesquelles les combattants tribaux ont pris en otages trente militaires en se retirant de la base.
Nahem fait partie d'une série de localités qui commandent l'accès nord à Sanaa et la région abrite au moins cinq bases de la Garde républicaine, dirigée par Ahmed Saleh, fils aîné du président yéménite.
Le déploiement de la Garde républicaine dans les régions au nord de Sanaa empêche le général dissident Ali Mohsen al-Ahmar, commandant de la première division blindée, de faire la jonction entre ses troupes qui contrôlent une partie de Sanaa et celles qui tiennent les régions nord du pays.
lundi 26 septembre 2011
Yémen : L'opposition refuse le discours de Saleh
Or l'initiative des pays du Conseil de coopération du Golfe (CCG, dont le chef de file est l'Arabie Saoudite) prévoit la formation par l'opposition d'un gouvernement de réconciliation et la démission de M. Saleh en échange de l'immunité pour lui-même et ses proches.
«Après ce discours du président, il n'y a plus aucun moyen de parvenir à une solution politique et la révolution va s'intensifier», a déclaré à l'AFP Mohammad Qahtan, porte-parole du Forum commun qui regroupe les partis de l'opposition parlementaire.
«Saleh a montré dans son discours qu'il était toujours accroché au pouvoir et qu'il refusait l'initiative des pays arabes du Golfe prévoyant un transfert du pouvoir», a-t-il ajouté.
Pour sa part, Walid al-Aamari, un des dirigeants des «Jeunes de la révolution» qui animent la contestation populaire, a affirmé que «les jeunes n'acceptent pas» l'offre du président et qu'ils «poursuivront leur mouvement de protestation jusqu'à la réalisation de leurs objectifs».
Deux manifestations séparées, l'une regroupant des hommes et l'autre des femmes, ont défilé lundi Sanaa, scandant à l'adresse de M. Saleh: «Boucher, nous ne baisserons pas les bras», selon le correspondant de l'AFP.
Les deux manifestations qui ont rassemblé des dizaines de milliers de personnes se sont déroulées sans incident, les manifestants demeurant dans le secteur contrôlé par les unités de l'armée ralliées à la contestation.
Dix-huit personnes avaient été blessées dimanche par des tirs des forces fidèles à M. Saleh sur une manifestation similaire et un jeune homme est en état de mort clinique.
Au pouvoir depuis 33 ans, M. Saleh est confronté depuis janvier à un mouvement de contestation qui réclame son départ et sa traduction en justice. Dans la capitale, des combats entre les unités militaires qui lui sont fidèles et les militaires dissidents ont fait 173 morts en une semaine avant de s'interrompre samedi.
Proche-Orient : La candidature palestinienne au Conseil de sécurité
Les 15 pays du Conseil de sécurité devaient tenir des consultations à partir de 15H00 (19H00 GMT) après le dépôt historique vendredi de la candidature par le président palestinien Mahmoud Abbas au siège de l'ONU à New York. Un vote devrait prendre environ quatre semaines, peut-être plus, selon les diplomates.
Les Etats-Unis, membre permanent du Conseil, ont promis d'opposer leur veto si nécessaire, mais espèrent pouvoir l'éviter car une telle démarche ternirait encore leur image déjà mauvaise au Moyen-Orient. Barak Obama a récusé la demande palestinienne, qualifiée de «raccourci» illusoire. «Je suis convaincu qu'il n'existe pas de raccourci vers la fin d'un conflit qui persiste depuis des décennies. La paix ne viendra pas de déclarations et de résolutions à l'ONU», avait-il déclaré devant l'Assemblée générale.
Dans les heures qui ont suivi le dépôt de la candidature palestinienne, le Quartette pour le Proche-Orient (USA, UE, ONU, Russie) a proposé vendredi aux Israéliens et aux Palestiniens de reprendre des pourparlers de paix, gelés depuis un an, avec l'objectif d'aboutir à un accord final fin 2012. Mais cette proposition, que doit «étudier» la direction palestinienne dans les prochains jours, ne mentionne pas explicitement le gel de la colonisation réclamé par les Palestiniens. «Si vous voulez la paix, mettez toutes vos conditions préalables de côté», a déclaré M. Netanyahu à NBC, à l'adresse du président palestinien. Mais Mahmoud Abbas a réaffirmé dimanche qu'il ne reprendrait pas les négociations sans «un arrêt complet» de la colonisation israélienne.
Les Palestiniens «essayent d'obtenir un Etat afin de continuer le conflit avec Israël plutôt que d'y mettre fin», a déclaré M. Netanyahu. Le dirigeant israélien avait affirmé tendre la main aux Palestiniens, mais que ceux-ci refusaient de négocier. «Je tends la main au peuple palestinien avec lequel nous recherchons une paix juste et durable», avait-il dit à l'Assemblée générale peu après que le président Abbas eut présenté sa demande d'adhésion d'un Etat de Palestine, sur la base des frontières de 1967. «Si nous obtenons qu'ils (reconnaissent) Israël en tant qu'Etat juif et nos exigences sécuritaires il n'y a aucune raison de ne pas parvenir à la paix. Et c'est à cela que je travaille», a ajouté M. Netanyahu.
La négociatrice palestinienne Hanane Ashraoui a assuré à ABC en réponse dimanche que c'était Israël qui réclamait des «conditions préalables» à une reprise des négociations. Israël «veut annexer Jérusalem. Retirer les réfugiés de l'ordre du jour: Ils veulent tout, ils veulent annexer toutes les colonies, et ensuite dire «négocions». Depuis l'occupation de la Cisjordanie en 1967, Israël a construit 130 nouvelles colonies où vivent 300.000 personnes et 200.000 autres Israéliens se sont installés dans la partie orientale d'Al-Qods. Les Palestiniens voudraient faire la partie orientale de la ville sainte la capitale de leur futur état et sont opposés à une extension du contrôle de cette partie de la ville par Israël. A New York, ils espèrent obtenir au moins neuf voix sur quinze au Conseil, minimum requis pour que leur demande puisse faire l'objet d'une «recommandation» du Conseil à l'Assemblée générale de l'ONU, passage obligé pour que celle-ci se prononce par un vote à son tour. Un tel résultat obligerait les Etats-Unis à opposer leur veto et une «recommandation» positive ne verra donc de toutes façons jamais le jour. Six membres du Conseil de sécurité, permanents ou non, ont déjà dit qu'ils approuvaient la demande palestinienne: Chine, Russie, Brésil, Inde, Liban et Afrique du Sud.
D'autres membres indécis ou n'ayant pas révélé leur position sont la Grande-Bretagne, la France, l'Allemagne, le Nigeria, le Gabon, la Bosnie et le Portugal. La Colombie s'abstiendra. La direction palestinienne a déjà fait savoir qu'en cas d'échec au Conseil, elle pourrait user de l'option d'un vote direct à l'Assemblée générale où une majorité leur est acquise et qui pourra leur conférer un statut intermédiaire amélioré d'»Etat observateur non membre».
Frontières sûresLe Premier ministre indien, Manmohan Singh, a déclaré samedi que son pays souhaitait voir un Etat de Palestine adhérer à l'ONU en tant que membre à part entière.
«L'Inde est déterminée dans son soutien à la lutte du peuple palestinien pour obtenir un Etat souverain, indépendant, viable et uni avec Jérusalem-Est comme capitale,» a déclaré M. Singh devant l'Assemblée générale des Nations unies. Qualifiant la question non résolue de la Palestine de «source de grande instabilité et de violence,» le dirigeant indien a ajouté qu'un Etat palestinien devrait vivre «à l'intérieur de frontières sûres et acceptées, côte à côte et en paix avec Israël.» «Il nous tarde d'accueillir la Palestine comme membre à part entière des Nations unies», a dit M. Singh, au lendemain de la présentation par les Palestiniens d'une demande officielle d'adhésion de leur Etat à l'ONU.
Avec agence
Algérie : Un hélicoptère attaqué au lance-roquettes
Des ordres ont été donnés pour renforcer la sécurité de l'aéroport, a ajouté la même source. L'attaque n'a occasionné ni pertes humaines ni dégâts matériels.
Des militaires et des policiers ont riposté en mitraillant l'endroit d'où a été lancée la roquette, avant qu'une opération de ratissage ne soit menée dans la partie nord de la commune de l'Emir Abdelkader mitoyenne de l'aéroport.
Cette attaque a surpris car cette zone est caractérisée par une forte présence des forces de sécurité.
Certains n'hésitent pas, selon la presse, à soutenir que cette attaque confirme l'arrivée d'armes et de munitions de Libye.
Jijel et, plus à l'ouest, la région de Kabylie restent le théâtre de nombreux attentats généralement attribués à des islamistes, dont des groupes se réclamant d'Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi). Et cela, malgré la mise en uvre en 2006 d'une charte de réconciliation nationale offrant le pardon aux islamistes armés en échange de leur reddition.
Par ailleurs, l'insécurité continue sur le terrain. En effet, deux personnes ont été enlevées vendredi soir par un groupe islamiste armé après une attaque menée dans un bar servant illégalement de l'alcool dans la région de Tizi Ouzou (110 km à l'est d'Alger), en Kabylie, ont indiqué samedi à l'AFP des habitants de la région.
Auparavant, des sources locales avaient évoqué l'enlèvement d'une seule personne, un homme, dont l'identité n'a toujours pas été dévoilée.
Une des personnes enlevées est le gardien du parking de cet établissement, ont déclaré des habitants.
L'attaque, menée par une quarantaine d'assaillants, s'est produite vers 22H00 (21H00 GMT) à la sortie de la ville de Mechtras, à 35 km au sud de Tizi Ouzou.
Les assaillants ont délesté les clients du bar de leur argent et téléphones portables, selon les mêmes sources.
Dans cette même localité, un septuagénaire avait été enlevé en mai par un groupe armé. Il avait été libéré après deux semaines de captivité. Un jeune homme de 18 ans avait également été relâché le 6 juillet par un groupe armé qui l'avait enlevé le 11 mai près de son village à Beni Doula, toujours dans la région de Tizi Ouzou.
Des habitants des localités d'où étaient originaires ces deux derniers otages - le septuagénaire et le jeune homme de 18 ans- avaient observé une série de grève et de manifestations pour exiger leur libération.
Depuis 2005, les enlèvements se sont multipliés en Kabylie, où des membres d'Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) sont actifs.
Près de 70 personnes ont été enlevées dans cette région depuis 2005, selon la presse.
La plupart des otages détenus par des groupes armés dans cette région ont été libérés après le versement de rançons, selon la presse.
En 2010 cependant, deux otages avaient été libérés par leurs ravisseurs en Kabylie, sous la pression de la population, sans qu'aucune rançon ne soit payée.
Les déclarations de la fille de Kadhafi «inacceptables»Les déclarations d'Aïcha Kadhafi, la fille du dirigeant libyen déchu, qui a notamment qualifié vendredi les nouvelles autorités libyennes de traîtres, sont «inacceptables», a déclaré samedi à l'agence APS le chef de la diplomatie algérienne, Mourad Mdeleci.
«J'ai été informé de cette déclaration faite par Mme Aïcha Kadhafi à la chaîne satellitaire Arrai, et je ne peux qu'exprimer ma surprise devant une telle déclaration qui vient d'une dame que l'Algérie a accueillie avec le reste de sa famille pour des raisons humanitaires», a dit le ministre.
«Je tiens à dire que cette sortie (médiatique d'Aïcha Kadhafi) est inacceptable pour nous et que des décisions seront prises pour qu'à l'avenir, des comportements de ce type ne puissent plus se reproduire», a ajouté M. Medelci.
Élections 2012 : La Russie accueille sans remous le retour de Poutine au Kremlin
La Russie a accueilli dimanche sans remous l’annonce du retour au Kremlin en 2012 de son homme fort, le Premier ministre Vladimir Poutine, même si certains responsables ont exprimé leur désaccord avec sa décision d’échanger son poste avec le président, Dmitri Medvedev. Vladimir Poutine a annoncé, samedi, son intention de redevenir président après le scrutin de mars 2012. Il a également précisé qu’il laisserait alors la tête du gouvernement à M. Medvedev, l’homme qu’il avait désigné en 2008 pour lui succéder au Kremlin, faute de pouvoir se représenter pour un troisième mandat consécutif. L’homme fort de la Russie pourra théoriquement, suite à une réforme constitutionnelle prolongeant le mandat présidentiel de quatre à six ans, rester à la présidence jusqu’en 2024. Si cette décision ne transforme pas le paysage politique, M. Poutine étant toujours resté le personnage central du régime, certains hauts responsables ont tout de même exprimé leur désaccord avec ce scénario, en particulier le ministre des Finances, Alexeï Koudrine, apôtre du contrôle des dépenses et figure respectée des investisseurs étrangers. «Je ne me vois pas dans un nouveau gouvernement. Personne ne m’a d’ailleurs proposé quoi que ce soit. Je pense que les différends que j’ai ne me permettront pas d’en faire partie», a dit le ministre, cité par les agences russes depuis Washington où il participe à une réunion du G20. M. Koudrine, qui dirige le ministère des Finances depuis 2000 et l’élection au Kremlin de M. Poutine, a expliqué «refuser inconditionnellement» de servir dans un gouvernement dirigé par M. Medvedev car il s’oppose à une hausse des dépenses budgétaires. «Cela va créer des risques supplémentaires pour le budget et l’économie. Cela veut dire qu’on ne pourra pas réduire nos déficits», a-t-il dit, relevant que dans un tel contexte la Russie sera encore plus dépendante de ses exportations d’hydrocarbures, dont les revenus nourrissent l’économie. A l’inverse, le conseiller économique de M. Medvedev, Arkadi Dvorkovitch, a lui exprimé sa déception samedi face au retour annoncé de Vladimir Poutine. «Il n’y a aucune raison de se réjouir», a-t-il écrit sur son compte Twitter. Face à une telle nouvelle c’est «le bon moment de zapper pour regarder une chaîne sportive», a encore jugé M. Dvorkovitch. Le porte-parole de M. Poutine, Dmitri Peskov, a lui souligné tard samedi que «si une personne est en désaccord avec les choix stratégiques du tandem, elle devra quitter l’équipe». Dmitri Medvedev, un juriste de 46 ans, a cultivé durant son mandat l’image d’un homme moderne, féru de nouvelles technologies, une position censée trancher avec celle de Vladimir Poutine, un ancien officier du KGB de 58 ans. Mais le président russe n’est en réalité jamais sorti de l’ombre de son mentor, à qui il doit toute sa carrière. Les analystes russes s’accordent ainsi pour dire que le retour de M. Poutine ne vient que confirmer qu’il n’avait jamais lâché le gouvernail et qu’aucun grand changement de politique n’est à attendre.
Palestine : A la tribune des Nations Unies, Abbas retrouve des échos dArafat
Quand Mahmoud Abbas a brandi à la tribune de l’ONU sous les applaudissements la demande d’adhésion d’un Etat de Palestine, il a écrit un nouvel épisode de l’épopée palestinienne, après «le fusil et le rameau d’olivier» de Yasser Arafat devant l’Assemblée générale. Dans un New York noyé sous la brume, celui qui passe pour l’apparatchik de la cause palestinienne, dénué de la magie du verbe et du sens de la formule de son prédécesseur, a pris vendredi des accents inhabituellement poignants. «En 1974, notre défunt dirigeant Yasser Arafat était venu dans cette enceinte», a-t-il rappelé, déclenchant une première salve d’acclamations. «Il avait dit : Ne laissez pas le rameau d’olivier tomber de ma main». «Je suis venu porteur du rameau d’olivier et du fusil du révolutionnaire, ne laissez pas le rameau tomber de ma main», avait déclaré le chef de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP). «En 1988, le président Arafat s’est de nouveau adressé à l’Assemblée générale», a poursuivi M. Abbas, «pour exposer le programme de paix palestinien adopté par le Conseil national palestinien à Alger» acceptant un règlement négocié avec Israël et l’échange des territoires contre la paix. «Cette décision a été très douloureuse pour nous tous, en particulier ceux qui comme moi ont été forcés de quitter leur ville, leur village, avec pour tout bagage quelques affaires, leur chagrin, leurs souvenirs et une clé de leur maison, pour les camps de l’exil et la diaspora de la Nakba de 1948», a reconnu Mahmoud Abbas, d’ordinaire peu enclin aux confidences personnelles. «Après 63 ans de souffrance, assez, assez, assez ! Il est temps pour le peuple palestinien d’obtenir sa liberté et son indépendance», a-t-il affirmé, en référence à la «Nakba» (catastrophe), le traumatisme de la création d’Israël et de l’exode de centaines de milliers de Palestiniens qui s’en est suivi. «Certains pensent que nous sommes un peuple de trop au Moyen-Orient et d’autres qu’il manque un État qui doit être créé», a expliqué le président palestinien, chassé à l’âge de 13 ans de sa ville natale de Safed, en Galilée, aujourd’hui en territoire israélien. L’ambassadeur palestinien à l’ONU Riyad Mansour, qui accompagnait M. Abbas lors de la remise de la demande d’adhésion au secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon, a vu un «moment historique» dans le discours, qu’il a comparé à celui de Yasser Arafat en 1974. «Je me sens fier d’avoir vécu, en tant que Palestinien, ainsi que tout notre peuple, ce moment qui marque l’aboutissement d’une longue lutte et de sacrifices», a-t-il déclaré à l’AFP. «C’est un moment de vérité et mon peuple attend de connaître la réponse du monde», a lancé le président palestinien à l’Assemblée générale. «Permettra-t-il à Israël de poursuivre son occupation, la seule occupation au monde?».
Selim Saheb Ettaba (AFP)
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