lundi 26 septembre 2011

Algérie : Un hélicoptère attaqué au lance-roquettes

Une réunion de haut niveau, regroupant le wali (préfet) et le commandant de la 5e région militaire qui englobe tout le nord-est algérien, s'est tenue dimanche à Jijel, a affirmé une source locale à l'AFP.
Des ordres ont été donnés pour renforcer la sécurité de l'aéroport, a ajouté la même source. L'attaque n'a occasionné ni pertes humaines ni dégâts matériels.
Des militaires et des policiers ont riposté en mitraillant l'endroit d'où a été lancée la roquette, avant qu'une opération de ratissage ne soit menée dans la partie nord de la commune de l'Emir Abdelkader mitoyenne de l'aéroport.

Cette attaque a surpris car cette zone est caractérisée par une forte présence des forces de sécurité.
Certains n'hésitent pas, selon la presse, à soutenir que cette attaque confirme l'arrivée d'armes et de munitions de Libye.
Jijel et, plus à l'ouest, la région de Kabylie restent le théâtre de nombreux attentats généralement attribués à des islamistes, dont des groupes se réclamant d'Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi). Et cela, malgré la mise en œuvre en 2006 d'une charte de réconciliation nationale offrant le pardon aux islamistes armés en échange de leur reddition.

Par ailleurs, l'insécurité continue sur le terrain. En effet, deux personnes ont été enlevées vendredi soir par un groupe islamiste armé après une attaque menée dans un bar servant illégalement de l'alcool dans la région de Tizi Ouzou (110 km à l'est d'Alger), en Kabylie, ont indiqué samedi à l'AFP des habitants de la région.
Auparavant, des sources locales avaient évoqué l'enlèvement d'une seule personne, un homme, dont l'identité n'a toujours pas été dévoilée.
Une des personnes enlevées est le gardien du parking de cet établissement, ont déclaré des habitants.
L'attaque, menée par une quarantaine d'assaillants, s'est produite vers 22H00 (21H00 GMT) à la sortie de la ville de Mechtras, à 35 km au sud de Tizi Ouzou.

Les assaillants ont délesté les clients du bar de leur argent et téléphones portables, selon les mêmes sources.
Dans cette même localité, un septuagénaire avait été enlevé en mai par un groupe armé. Il avait été libéré après deux semaines de captivité. Un jeune homme de 18 ans avait également été relâché le 6 juillet par un groupe armé qui l'avait enlevé le 11 mai près de son village à Beni Doula, toujours dans la région de Tizi Ouzou.

Des habitants des localités d'où étaient originaires ces deux derniers otages - le septuagénaire et le jeune homme de 18 ans- avaient observé une série de grève et de manifestations pour exiger leur libération.
Depuis 2005, les enlèvements se sont multipliés en Kabylie, où des membres d'Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) sont actifs.
Près de 70 personnes ont été enlevées dans cette région depuis 2005, selon la presse.
La plupart des otages détenus par des groupes armés dans cette région ont été libérés après le versement de rançons, selon la presse.
En 2010 cependant, deux otages avaient été libérés par leurs ravisseurs en Kabylie, sous la pression de la population, sans qu'aucune rançon ne soit payée.

Les déclarations de la fille de Kadhafi «inacceptables»Les déclarations d'Aïcha Kadhafi, la fille du dirigeant libyen déchu, qui a notamment qualifié vendredi les nouvelles autorités libyennes de traîtres, sont «inacceptables», a déclaré samedi à l'agence APS le chef de la diplomatie algérienne, Mourad Mdeleci.
«J'ai été informé de cette déclaration faite par Mme Aïcha Kadhafi à la chaîne satellitaire Arrai, et je ne peux qu'exprimer ma surprise devant une telle déclaration qui vient d'une dame que l'Algérie a accueillie avec le reste de sa famille pour des raisons humanitaires», a dit le ministre.
«Je tiens à dire que cette sortie (médiatique d'Aïcha Kadhafi) est inacceptable pour nous et que des décisions seront prises pour qu'à l'avenir, des comportements de ce type ne puissent plus se reproduire», a ajouté M. Medelci.

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