Il a présenté une «feuille de route», fruit de «deux mois de discussions entre experts», axée sur la formation des policiers et le dialogue avec les citoyens.
Le projet prévoit la création d'une nouvelle formation de deux ans pour les jeunes recrues, la mise en place d'un centre d'études stratégiques de sécurité, une refonte des services secrets. Il prévoit aussi un nouvel uniforme pour les policiers, «afin de changer leur image et marquer la rupture avec le passé», a précisé M. Akremi.
Les policiers seront appelés à se rendre dans les écoles pour parler de leur métier et développer «une culture de dialogue». «Nous devons développer un système de sécurité démocratique et l'école est la base pour changer les mentalités», a-t-il dit, indiquant qu'un livre blanc pour une réforme du secteur sécuritaire était en cours de préparation.
Cette feuille de route sera présentée à l'assemblée constituante issue des urnes après les élections du 23 octobre, premier scrutin en Tunisie depuis la fuite de l'ex-président Ben Ali, chassé du pouvoir le 14 janvier par un soulèvement populaire.
La Tunisie compte environ 60.000 policiers, selon des chiffres syndicaux. Honnis et craints sous Ben Ali, les agents de sécurité sont souvent déconsidérés aux yeux de l'opinion publique, qui estime que l'épuration n'a pas été fait au sein du système sécuritaire et que les anciennes pratiques perdurent.
Ashton réaffirme le soutien de l'UE à la Tunisie La haute représentante de l'Union européenne (UE)pour les Affaires étrangères et la politique de sécurité, Catherine Ashton, a réaffirmé jeudi à Tunis, l'engagement de l'UE à apporter son aide à la Tunisie. Mme Ashton a mis l'accent sur la nécessité de prendre toutes les mesures nécessaires pour restituer les avoirs spoliés et les actifs frauduleusement acquis et actuellement gelés dans certains nombres de pays tiers, aux fins de les investir à bon escient.
Elle s'exprimait à l'issue de la première réunion de la task force UE-Tunisie,tenue ces deux derniers jours à Tunis, selon l'agence de presse TAP.
«La création de la Task force intervient pour mieux coordonner le soutien européen et international afin que l'aide soit plus rapide et plus efficace»,a-t-elle précisé, estimant que l'assistance financière de l'UE à la Tunisie pourrait approcher les 4 milliards d'euros pour la période 2011-2013.
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