Après avoir rencontré pour la première fois le numéro un du CNT Moustapha Abdeljalil au siège de l'ONU à New York, M. Obama a appelé à la tenue d'»élections libres et justes» au terme de la transition, sans toutefois évoquer de date-butoir. «Nous savons tous ce dont (la Libye) a besoin. Une transition en bon ordre. De nouvelles lois et une Constitution qui feront respecter l'état de droit. Des partis politiques et une société civile solide. Et, pour la première fois dans l'histoire libyenne, des élections libres et justes», a déclaré le dirigeant américain.
Mais alors que les rebelles luttent toujours dans certaines régions de la Libye contre les forces loyales à Mouammar Kadhafi, le président américain a promis que la campagne de l'Otan se poursuivrait en l'état actuel de la situation.
«Tant que les Libyens seront menacés, la mission dirigée par l'Otan pour les protéger continuera. Et ceux qui continuent à résister doivent comprendre que l'ancien régime est fini, et qu'il est temps de déposer les armes et de rejoindre la Libye nouvelle», a-t-il plaidé.
Signe de normalisation, M. Obama a aussi annoncé la réouverture dès cette semaine de l'ambassade des Etats-Unis dans la capitale libyenne. «Aujourd'hui, je suis en mesure d'annoncer que notre ambassadeur rentre à Tripoli. Et cette semaine, le drapeau américain, qui avait été abaissé avant que notre ambassade soit attaquée, va être hissé à nouveau (et flottera) sur une ambassade rouverte», a-t-il affirmé. M. Obama a aussi remarqué à propos de la transition que «rien de tout cela ne sera facile». «Après des décennies d'un règne de fer par un seul homme, cela prendra du temps de construire les institutions nécessaires pour une Libye démocratique», a-t-il prévenu. «Mais si nous avons appris quelque chose ces derniers mois, c'est qu'il ne fallait pas sous-estimer les aspirations et la volonté
des Libyens», a souligné le président.
L'UA reconnaît finalement le CNT L'Union africaine (UA) a finalement reconnu mardi le Conseil national de transition libyen comme le représentant légitime du peuple libyen, a annoncé l'UA dans un communiqué diffusé par les services du président sud-africain.
«Le président de l'Union africaine (Teodoro Obiang Nguema Mbasogo NDLR)) annonce que l'Union africaine reconnaît le Conseil national de transition comme le représentant du peuple libyen, dans la mesure où il forme un gouvernement de transition comprenant toutes les parties, qui va occuper le siège de la Libye à l'Union africaine», précise le communiqué.
L'UA a très longtemps refusé de reconnaître le CNT, après avoir vainement essayé d'organiser une médiation entre les rebelles et le pouvoir du colonel Kadhafi.
L'UA, rappelle le communiqué, a toujours «encouragé les parties prenantes du conflit libyen à former un très large gouvernement de transition qui uvrerait à la promotion de l'unité nationale, de la réconciliation et de la démocratie».
Elle a également appelé le CNT à «protéger tous les travailleurs étrangers, y compris les migrants africains».
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