lundi 22 novembre 2010

Le Conseil d'administration du FMI achève la première revue de l'accord au titre de la FEC avec la Mauritanie et approuve un décaissement de 17 millions de dollars EU


Nouakchott,  22/11/2010  -  Le Conseil d'administration du Fonds monétaire international (FMI) a achevé hier la première revue des résultats économiques obtenus par la Mauritanie dans le cadre d'un programme appuyé par la facilité élargie de crédit (FEC)1. Cette décision permet à la Mauritanie de tirer un montant additionnel de 11 millions de DTS (17 millions de dollars EU), ce qui porte le total des décaissements au titre de l'accord à l'équivalent de 22 millions de DTS (34 millions de dollars EU). Le Conseil a arrêté sa décision selon la procédure du défaut d'opposition.
Le Conseil d'administration a approuvé un accord triennal en faveur de la Mauritanie en mars 2010 pour un montant de 77,28 millions de DTS, équivalant à 120 % de la quote-part du pays au FMI (voir communiqué de presse 10/89).
L'économie de la Mauritanie est en cours de redressement après la récession de 2009 engendrée par le ralentissement économique mondial. L'activité économique s'accélère, le crédit au secteur privé est en hausse, et les soldes budgétaire et des comptes extérieurs s'améliorent. L'inflation des prix à la consommation s'est accentuée ces derniers mois sous l'effet de la hausse des prix de l'énergie et de l'alimentation, mais elle reste largement inférieure à 10 %. Les perspectives pour 2010 et 2011 demeurent favorables grâce au rebond des prix des principaux produits d'exportation de la Mauritanie.
Le projet de budget pour 2011 préserve la discipline budgétaire et protège à juste titre les dépenses d'infrastructure et les dépenses sociales. Des initiatives sont en cours pour renforcer encore les administrations fiscale et douanière, accélérer la réforme de la fonction publique de manière à contenir la masse salariale, et restreindre les autres dépenses courantes en fixant des priorités dans ce domaine. Il importe aussi de renforcer l'élaboration, l'exécution et le suivi du budget, ainsi que la qualité des dépenses publiques.
Le programme structurel reste axé sur l'amélioration du climat des affaires et une croissance tirée par le secteur privé. Des réformes sont indispensables pour continuer à développer l'intermédiation financière, assainir la situation financière des grandes entreprises publiques, améliorer la gouvernance et faciliter l'investissement du secteur privé.
L'exécution réussie de ce programme aidera le pays à renforcer sa capacité de résistance aux chocs externes ainsi qu'à mobiliser plus aisément des soutiens extérieurs, soutenir la croissance économique, créer des emplois et réduire la pauvreté.

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