
Nouakchott, 22/11/2010 - Les travaux d'un atelier de concertation entre les magistrats, les avocats, les médecins et la police sur le traitement des personnes victimes de la violence contre le genre ont débuté aujourd'hui lundi, à l'Hôtel Iman à Nouakchott.A cette occasion, le secrétaire général du ministère des affaires sociales, de l'enfance et de la famille, le Professeur Mohamed Ould Ely Telmoudy, a mis en exergue l'importance de la protection et de la promotion des franges fragiles de la société "qui représentent l'un des défis majeurs de la justice" a-t-il dit, précisant que le pays connaît de formes diverses de violence d'ordre physique et moral.Il a souligné également que l'Etat déploie tous les moyens pour mettre fin à ces formes de violence, espérant que l'organisation du présent atelier aboutisse à des résultats probants, capables de prémunir la femme et l'enfant des pratiques nuisibles à leur santé.Pour sa! part, la présidente de l'Association de la femme et de l'enfant, Mme Zeinebou Mint Taleb Moussa, a évoqué la recrudescence du phénomène de la violence contre le genre, soulignant les considérables impacts négatifs qu'il entraîne."Malgré les efforts modernes entrepris avec le lancement de la déclaration universelle des droits de l'homme sanctionnée par plusieurs conventions dont la convention internationale sur les droits de l'enfant, la convention internationale sur le rejet de toutes les formes de discrimination envers les femmes et autres accords ou règlements adoptés par l'Etat, ces violences continuent d'exister" a-t-elle dit.Elle a toutefois souligné que l'atelier de concertation et d'échanges d'expériences est de nature à donner une vision claire et précise sur les méthodes de lutte contre les agressions physiques contre les femmes et les enfants etc.De son côté, la représentante de l'ONG espagnole "Save the children" (Sauvons les Enfants), Mme Marie Charlotte Bisson! a exprimé sa satisfaction pour l'organisation de cet atelier ! "qui prouve l'engagement du Gouvernement mauritanien et de la société civile pour les citoyens les plus fragiles, notamment les victimes de la violence sexuelle" a-t-elle dit.Elle a loué aussi les efforts de tous les participants "magistrats, avocats, médecins, officiers de police et acteurs de la société civile", qui selon elle "contribueront sans doute à la lutte contre le phénomène de la violence contre le genre".Elle a remercié également l'ONG "Nos soeurs andalouses" pour l'appui généreux apporté à l'organisation du présent atelier.Le Conseiller chargé de la communication au ministère des affaires sociales, de l'enfance et de la famille, M. Saleck Ould Jeirib, ainsi que le Professeur Cheikh Saad Bouh Kamara et d'autres personnalités actives dans ce domaine ont assisté aux travaux de cet atelier de concertation entre les acteurs sur les victimes de la violence sexuelle.
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